Écrire un essai personnel

Un ange est passé chez moi

 

Comme vous le savez tous maintenant, ma mère est décédée depuis à peine six semaines.  Alors, je vais vous raconter maintenant l’expérience incroyable qui s’est produite il y a trois semaines environ, chez moi à Saint-Pie.

Ce triste matin de décembre, alors que je finissais ma nuit de sommeil, ma maman est venue me rendre visite, en rêve.  Comme je suis de nature plutôt anxieuse, je dois prendre un médicament pour m’aider à m’endormir, alors si je rêve, c’est très flou et je ne me souviens que très peu de ceux-ci. 

 Mais pourtant, ce matin-là, elle s’est manifestée à moi d’une façon si intense et réelle que j’ai pu la toucher.  De plus, elle m’a parlée.  Nous étions dans la maison de retraite où elle habitait à ce moment-là dans un  une pièce et demi.  C’était il y a cinq ou six ans et elle commençait tout juste à souffrir de la maladie d’Alzheimer à cette période-là et mon père était décédé depuis quelques années déjà.  L’atmosphère était à la fête, nous étions en train de faire ses décorations de Noel avec l’aide de deux de ses sœurs.  Des cantiques de Noel jouaient à la radio et il  y avait une délicieuse odeur de sucre à la crème imprégnée dans la pièce : cette friandise si savoureuse qu’elle se plaisait à nous faire régulièrement depuis que j’étais toute petite.  C’était magique!

Comme mes tantes essayaient de voir comment elles allaient arranger son centre de table pour qu’il soit sécuritaire, étant donné qu’il contenait des chandelles, ma mère s’est alors assise, songeuse en regardant une photo de mon père affichée sur le mur.  Je vais donc m’asseoir tout près d’elle, je pouvais sentir son parfum…  Elle m’a pris les mains et m’a alors regardée tout droit dans les yeux et m’a dit : “Tu sais ma fille, moi quand je partirai, je prendrai bien soin de toi.  Ne t’inquiète pas pour moi, je suis très bien où je suis”.

Je ne m’attendais pas à cela du tout alors une grosse boule d’émotions s’est insérée en moi, c’était si réel.  Je me suis mise à pleurer, pleurer et pleurer tellement que je me suis réveillée, le visage trempée par les larmes.  J’étais si congestionnée que c’est probablement ce qui m’a réveillée.  Mais je ne voulais pas me réveiller, je ressentais une telle joie, une telle sensation de pouvoir la revoir, que je n’aurais simplement pas voulu me réveiller.  Je pleurais aussi car j’étais déçue de ne pas pouvoir rester près d’elle et de la perdre encore.

Mais cette merveilleuse et inoubliable apparition est le plus beau cadeau que ma mère a pu me faire car ça m’a réconciliée avec sa mort et donné le goût de continuer.  Chacun peut penser ce qu’il veut de cet évènement, mais moi, je suis certaine que ce matin-là, un ange est passé chez moi.  Chère maman, généreuse même dans l’au-delà!

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Retrouver goût à la vie…

Je tiens à vous partager les petits bonheurs de Mitsou, j’ai adoré! Bon vendredi à tous, Gigi

Le blog Autrement vu

Quoi que, c’est quoi que ?

Ben rien ! Mais quand même, il faut qu’il fasse tout le traqueur, même aller chercher une Mistouflet qui s’est perdue dans le brouillard du Mont Ventoux et que des pigeons crados ont cagacé toute sa voiture, et qu’elle n’ose plus sortir la Mistouflet.

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Essence de vie

Je vous invite à venir lire ce magnifique poème chez Moonath sur L’univers des mots!

Moonath - l'Univers des mots

A tous les amoureux… de la vie et de la liberté…

 

La vie est
subtile
comme les ailes graciles
du papillon
suffocante
comme un vent
à bout de souffle
fluide
comme la rivière
en mouvement
fragile
comme un rocher
qui s’effrite
lumineuse
comme l’arc-en-ciel
qui colorie…

Ma vie
infiniment
dans l’immensité
du monde
si profondément
vivant
quand il n’est pas léthargique.

La vie
brièvement
dans les limites
des hommes
si superficiellement
séduits
quand ils ne vagabondent pas.

Tout change
à chaque seconde
tout à l’heure
laisse sa place
à bientôt
sans valoriser
maintenant.

La goutte d’eau
dans son calice de cristal
devient glaçon
éphémère
emporté par les courants
contraires
aux transits planétaires
fondants
de jouissances égotistes
égoïstement
communes.

La pluie
devient déluge
abondance de sentiments
carnivores
dévorant
son habit de lumières
pour tomber
en lambeaux
l’air épuisé
dans l’ère du temps.

La vie dérive vers la mort
La mort…

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